Alan Turing, père de l'informatique (16/09/2019)

Son rôle durant la seconde guerre mondiale :

Basée en majeure partie sur les recherches de Turing, la machine nommée Bombe, a été utilisée durant la quasi-totalité de la guerre pour déchiffrer les messages des Allemands en s'appuyant principalement sur les négligences humaines dans les messages. Il aurait été impossible d'abattre le travail de la Bombe de Turing à la main au quotidien. Aujourd'hui, certains historiens estiment que le travail d'Alan Turing a permis de raccourcir la durée de la guerre de deux ans.


Il a posé certaines bases de l'informatique


Dès 1936, Alan Turing se penche sur une machine totalement conceptuelle permettant d'écrire des suites de caractères lisibles par d'autres machines du même type - autrement dit, un algorithme - en vue de reproduire leur fonctionnement sur une autre machine du même type.
Après la Seconde Guerre mondiale, Alan Turing continue ses travaux d'une manière bien différente. De 1945 à 1947, il travaille au National Physical Laboratory à Teddington, au Royaume-Uni. Là-bas, il planche sur un projet de calculateur électronique, nommé Automatic Computing Engine (ACE), le premier à réaliser des calculs avec virgule flottante. Mais le concept de Turing divise les ingénieurs, qui l'estiment difficilement réalisable : il quitte le navire en 47, « frustré par la lenteur du projet » raconte Tom Vickers, à l'époque directeur des opérations. Mais les idées de Turing perdurent : « Ses travaux ont conduit à l'élaboration d'une machine nommée le Prototype ACE, considérée comme le point de départ du projet de plus grande envergure imaginé par Turing. » Une machine dont le premier programme est lancé en 1950.

Le travail de Turing en fait un élément de choix pour l'université de Manchester, qui se penche en 1948 sur la conception du Manchester Mark I, l'un des premiers « vrais » ordinateurs. Il contribue très largement à sa conception et à la programmation des instructions.


Il a inventé un test de l'intelligence artificielle

Si aujourd'hui le potentiel de l'intelligence artificielle pose de plus en plus question, notamment en raison des risques d'une prise de conscience, Alan Turing s'est intéressé très tôt à la manière de mettre en opposition l'intelligence humaine et l'intelligence artificielle. Son test, simplement nommé test de Turing - en premier lieu, il avait été baptisé "Jeu de l'Imitation", soit "Imitation Game" - voit le jour en 1950. Présenté par Turing dans son article Computing machinery and intelligence, il propose une méthode visant à opposer une IA à des êtres humains. L'IA doit alors convaincre un testeur humain qu'elle est elle-même humaine. Si le testeur humain n'est pas capable de déterminer s'il est en face d'une machine ou d'un homme, alors le test est validé.